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Archipels | Ce sont juste des oiseaux
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Ce sont juste des oiseaux

Entretien avec Patrick Masset
par Baptiste De Reymaeker et Maryline le Corre

 

Les Inouïs.2 est une proposition artistique protéiforme de la compagnie Théâtre d’un Jour (T1J) en partenariat avec le PAC1Présence et Action Culturelles : http://www.pac-g.be,le CIRé2Coordination et Initiatives pour réfugiés et étrangers : https://www.cire.be et le Théâtre 140 à Bruxelles, sur la thématique des réfugiés. Deux « formules » de ce spectacle coexistent : l’une courte, d’éducation populaire, jouée dans une semi-remorque transformée en salle de théâtre itinérante ; l’autre plus « conventionnelle », sous le chapiteau de la compagnie. Pour aborder la question de l’exil, Patrick Masset convoque son histoire familiale et l’entrecroise avec l’actuel destin de milliers de migrants aux portes de l’Europe. Le metteur en scène a accepté de répondre à nos questions sur la pièce et ses dispositifs de diffusion particuliers.

 

Vous présentez le Théâtre d’un Jour selon trois termes : art de la création, transdisciplinarité et mise en doute du réel. Pouvez-vous développer un peu ?

Notre travail est avant tout un travail de création. On n’utilise pas – ou très rarement – des textes déjà écrits, même si on en lit beaucoup.

Pour ce qui est de la transdisciplinarité, je pense qu’aujourd’hui on ne peut pas vraiment l’éviter. Tout est tellement mélangé dans le monde, dans les médias, dans les communications, qu’elle s’impose d’elle-même.

La mise en doute du réel ça c’est quelque chose qui me tient à cœur. C’est, à un moment donné, en restant très simple et en évitant les effets, arriver à se surprendre et à surprendre le spectateur ; créer un moment où il se passe quelque chose d’imprévu, où l’on quitte une normalité pour arriver dans une autre forme de réalité qui permet d’éclairer sous un autre angle ce qu’on appelle le réel. Murakami fait cela très bien dans ses écrits. Au fil des pages, le lecteur est transporté dans un autre monde sans savoir ni comment ni pourquoi. C’est juste magique et je trouve que c’est une bonne manière de questionner le réel.

 

Une attention particulière pour ce spectacle : celle de la diffusion. D’où deux « formules » qui appartiennent à l’itinérance, à une volonté de repenser la diffusion par la proximité que ces scènes particulières amènent avec le public

En proposant une forme spectaculaire dans une semi-remorque, nous allons là où le théâtre ne va pas nécessairement ou moins facilement. Tout à coup on inverse les rapports et je pense qu’il y a là quelque chose de nécessaire. On va vers les gens et on suscite leur curiosité en même temps qu’on leur propose d’autres pistes de réflexions tout en leur donnant la parole avec le débat qui suit le spectacle.

Le chapiteau quant à lui est un petit espace (150 places) qui se monte facilement et où l’on veut. Quand on va jouer on peut rester dans le lieu, les gens restent pour parler, se rencontrer. On crée une relation autre avec le public.

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1. Présence et Action Culturelles : http://www.pac-g.be
2. Coordination et Initiatives pour réfugiés et étrangers : https://www.cire.be

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