Font-ils partie de notre équipe? (H.Roussel)

Le foot est un sport qui m’intrigue. Ce sport, je ne l’aime pas particulièrement mais je vois bien qu’il plaît beaucoup, que ce soit dans ma famille ou parmi mes amis. La plupart des règles me sont méconnues et seuls les résultats m’intéressent. Surtout lorsqu’il s’agit de la France, mon cher pays. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de remarquer que nous serons les premiers à jouer, nos adversaires venant de Roumanie. C’est un pays dont j’ai entendu du bien, et également du mal. Un de mes amis en est originaire et, fier de cela, il aime le rappeler. Cependant, faisant un métier très manuel, il m’a raconté qu’avec ses origines, il avait malheureusement souvent du mal à trouver du travail.

Les préjugés et l’intolérance en sont le plus souvent la cause. Beaucoup de monde ne semblent pas encore faire la différence entre les « Rroms » et les « Roumains ». Les professionnels tout comme les étudiants ou même les enfants en sont les victimes.

“Les étudiants et les doctorants roumains en France se solidarisent avec l’ensemble de la communauté roumaine de France pour dénoncer les conséquences de la surenchère médiatique autour des Rroms et pour condamner l’amalgame fait entre nationalité roumaine et délinquance. Cette stigmatisation est illégitime et nous affecte tous, étudiants, cadres, fonctionnaires et ouvriers intégrés dans la société française.”

C’est une faute d’arbitrage et donner un carton rouge sans raison. Il ne faut pas faire ce genre d’amalgames.

On le sait, cet amalgame ne vient pas de nulle part, la Roumanie compte environ 620 000 rroms, soit 3,25% de la population du pays. Une autre source, qui ne prend pas seulement en compte les personnes revendiquant le fait qu’ils soient rroms, en compte même 2 millions. C’est un chiffre énorme et ils sont présents dans l’ensemble de l’Europe et la proche-Asie depuis environ un millénaire. Ils sont également dans quelques pays arabes et, depuis une centaine d’années en Amérique.

Les rroms de notre pays viennent donc principalement de Roumanie et c’est de ce fait que provient ce malheureux amalgame. Leur nombre se situerait entre 20 000 et 25 000 et 400 campements comptant 17 000 personnes de toutes origines ethniques illicites seraient présents en France.

Pour exemple, il y a à côté de l’université Paris Est Marne-la-Vallée un de ces campements et la police y a déjà fait un détour l’année dernière. Ils n’ont pas réussi à les expulser et, au contraire, la municipalité s’est engagé à prendre en charge certains de ces rroms. 25 au total. Ils ont été aidés afin de scolariser les enfants voire même à les intégrer dans un logement après un certain cheminement. Il est agréable de voir qu’une intégration est possible pour eux.

On pourrait se demander d’où viennent ces rroms à l’origine, sont-ils vraiment roumains ? Est-ce que les joueurs de leur équipe de foot le sont ?

Et bien non, les rroms viennent d’un peuple provenant de minorités vivant entre l’Inde et l’Atlantique, puis sur le continent américain. Ce sont des nomades qui aiment bouger et qui ne peuvent rester dans un même endroit trop longtemps, même s’il y a des exceptions.

Ils ont tendance à se regrouper entre eux, c’est la raison pour laquelle ils échappent le plus souvent à la société française. Ce qui explique que les rroms et les français ont du mal à cohabiter dans ce pays. En effet, les politiciens font en sorte de renvoyer les rroms en Roumanie. Le nombre de reconduites à la frontière de Rroms roumains en France se situe entre 8 000 et 9 000 par an, ce qui n’est pas négligeable.

Les questions que nous pouvons donc nous poser concernent ces reconduites aux frontières. Sont-elles réellement nécessaires ? Ne pouvons-nous pas cohabiter ensemble ? Si la

situation s’améliore avec le temps, les roumains vivant en France se feront certainement mieux valoir.

Rien n’est impossible en ayant une bonne entente. Nous ne sommes pas deux groupes adverses sur un terrain de foot mais plus une équipe avec des membres qui jouent en solo, il faut chercher à les intégrer avant de les renvoyer.

Héloïse ROUSSEL

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