L'Insatiable | Teatro a Corte dans la cour des grands
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[VILLES


ET


FESTIVALS]

Teatro a Corte
dans la cour des grands

                (Où L’Insatiable montre qu’il n’est pas sectaire !)

 

Oui, notre journal sait aussi s’intéresser à la reconversion des vestiges monarchiques de l’Europe! Dirigé depuis dix ans par Beppe Navello, le festival turinois Teatro a Corte fédère les énergies d’artistes européens dans la lignée de Teatro Europeo, son prédécesseur. L’édition 2016 vient de présenter des compagnies d’Angleterre, d’Autriche, de France, d’Espagne et bien sûr d’Italie. Le Piémont, qui fait partie de la Savoie (selon la définition italienne), se situe dans l’interface de l’histoire des deux pays et possède un riche patrimoine architectural. La plupart des demeures royales, situées à la campagne, sont visitées comme des musées, mais, quand la danse et le cirque les investissent, le visiteur est roi. Nous avons accompagné ce festival qui crée un lien entre l’Italie et le reste de l’Europe en ouvrant ce patrimoine monarchique à la création contemporaine. Nous le retrouvons en pleine forme, avec un appétit accru d’écritures singulières.

 

Entretien avec Beppe Navello

 

Beppe Navello : Nous cherchons, à travers un réseau de conseillers artistiques, des formes nouvelles en rapport avec l’identité du festival, laquelle consiste à investir les dimore sabaude, les palais royaux de la Savoie italienne. Lors de chaque édition, en juillet, nous nous réunissons pour définir les grandes lignes de l’édition suivante. La réflexion se poursuit en octobre et est finalisée en février ou mars.

  

Ines Boza et Roser Lopez Espinosa dans RE-AL Dances, Teatro a Corte, 2016 © Thomas Hahn

 

Turin est une ville marquée par l’histoire savoyarde et les échanges entre l’Italie et une partie de l’Europe, notamment la France.

Turin se définit depuis longtemps comme la porte vers la France. Elle est la ville la plus française d’Italie. Historiquement, elle a fait partie du Duché de Savoie et du Royaume de Sardaigne qui comprenait également la Savoie, le Piémont et le comté de Nice, un État à moitié français et à moitié italien. Les relations internationales sont inscrites dans l’âme turinoise.

Comment cela se reflète-t-il dans votre coopération avec des institutions culturelles d’autres pays ?

Nous collaborons avec Wallonie-Bruxelles International et d’autres organismes, avec des festivals français, russes, espagnols ou hollandais comme le festival Oerol sur l’île de Terschelling, dans la perspective d’identifier des artistes et d’imaginer des projets in situ, pour se confronter aux lieux investis par le festival.